Histoire locale – Orgeval

 Sommaire :

 

 

I - Origine du nom

Diverses étymologies ont été avancées pour ce nom d’Orgeval, écrit de différentes manières : Orgivallis, Ourgeval (en 1370), Ordea Vallis fin XVe, Aurea Vallis, en celtique Orc Val, c’est-à-dire l’origine de la vallée et, toujours dans cette même langue, le Val d’Otgari, soit la vallée d’Otgari.                                            

(Voir livre Orgeval par monts et par vaux,  par Marc Wyseur, rubrique Publications).

 

 II - Archéologie

Plusieurs sites néolithiques ont été repérés sur Orgeval. Bien que peu abondants, des outils et éclats ont été récoltés, caractéristiques de la période campignienne.

(Voir  Bulletin Histoire d'Orgeval n° 1 - 1996 - Orgeval, site néolithique).

 III - Histoire

L’origine du village d’Orgeval remonte à des temps très anciens, de nombreux sites de pierres taillées ont été trouvés sur la commune. Mais ce n’est qu’au XIe siècle que nous trouvons le nom d’Orgeval dans une lettre patente royale, dite Charte de Robert le Pieux. On y voit notamment « L’autel d’Orgeval en Pincerais », autel désignant  : Eglise.

Depuis le XIe siècle différentes familles de Seigneurs se sont succédé : Heubecourt, Jean d’Orgeval, Le Coq, Le Courtiller, Féret, Luillier et les Jarente de Sénas. Ces derniers vendront la seigneurie au futur Louis XVIII qui la revendra 6 mois plus tard.

Orgeval compte 17 hameaux et environ 170 lieudits sur 1532 hectares. Terre agricole depuis des siècles, de nombreuses fermes étaient installées à Orgeval : Les Bergeries, Beauregard, les Flambertins, la Folie, Tressancourt, la Butte, Montamets, les Quatre-torchons, Les Beurreries, le Tremblay, le Moutier. De nos jours, plusieurs d’entre elles ne sont plus en activité, il ne reste que des arboriculteurs : pommes, poires, framboises, prunes, cerises et des céréaliers.

Nous trouvons aussi de grandes propriétés toujours existantes : l’Aulnette, le Couleau,  le Champ des Biens, le Château d’Orgeval construit en 1835 sur une partie des sous-sols du château des Jarente, et des villas dont celle de Frédéric Chartier.

 

 IV - Eglise Saint-Pierre & Saint-Paul

La dédicace de l’église d’Orgeval est Saint-Pierre, et depuis un temps immémorial, elle est devenue Saint-Pierre et Saint-Paul.

Aucun document ne nous donne une date précise de l’érection en paroisse d’Orgeval. Le roi Robert II, décédé en 1031, fonde un établissement pour des religieux à Saint-Germain-en-Laye. Son fils, Henri Ier, donne cette maison à l’évêque de Paris, Imbert de Vergy, avec des bénéfices non négligeables dont l’autel d’Orgeval en Pincerais. Plus tard, Imbert de Vergy donnera cette maison à l’abbaye de Coulombs, près de Nogent-le-Roi (28).

Les rois suivants, Philippe Ier, Louis VI, Louis VII, confirmeront les possessions de l’abbaye de Coulombs, mais Orgeval n’apparaît plus sur les chartes. Orgeval serait donc resté sous la dépendance de cette maison de St-Germain devenue Prieuré de Coulombs. D’ailleurs, le Prieuré touchera une partie de la dîme jusqu’à la Révolution, et la cure resta à la présentation de l’abbaye de Coulombs.

Nous devons donc nous tourner vers les seigneurs successifs d’Orgeval et les gros décimateurs, qui seuls, auraient pu financer de tels travaux ainsi que la reconstruction et l’agrandissement de tout l’édifice.

Il faut enfin mettre un terme au fait que ce serait Agnès de Montfort, épouse de Galéran II, Comte de Meulan, qui aurait fait construire le clocher en 1152, à la suite de son vœu de reconstruction de 17 églises, si son mari revenait sain et sauf de Croisade. Orgeval n’a jamais fait partie du Comté de Meulan.

ARCHITECTURE

A l'origine, l'église romane ne comportait que l'abside et une nef unique éclairée par quelques petites fenêtres étroites dont une subsiste sur le mur sud, coupée en deux par le mur du transept. Pendant les travaux de 1979, l'ancienne porte romane ouvrant sur le cimetière, sur la costière sud, a été dégagée à l'extérieur.

Pendant la Révolution, le Conseil municipal tient un moment ses réunions au banc d’œuvre, puis ferme la chapelle Saint-Jacques pour en faire une salle du conseil (actuelle sacristie). Le 16 frimaire an II (6 décembre 1793), la municipalité accepte la fermeture de l’église et de la Chapelle Saint-Jean, nomme deux commissaires pour faire l’inventaire de la Fabrique afin que l’Eglise puisse être dédiée à La Raison.

C’est le citoyen Jacques Duval qui obtiendra l’adjudication des travaux pour supprimer toutes traces de royauté et de « signes superstitieux », sur, et dans l’église : gommage des blasons et clés de voûte entre autres choses (registre des délibérations du conseil municipal, Archives communales d'Orgeval).


Le clocher en pierre, sculpté d’imbrications, fut édifié au XIIe siècle, vers 1150-1152. D’une hauteur de 37 mètres, c’est l’un des plus beaux de la région. au XIIIe siècle environ, une chapelle est construite destinée aux Seigneurs d'Orgeval, accolée au nord du clocher. Pendant la guerre de Cent ans, vers 1440, l'église fut incendiée et laissée à, l'abandon.

 Le clocher est classé Monument Historique depuis le 12 juillet 1886, le portail a été inscrit à l’inventaire supplémentaire le 19 juillet 1926, le reste de l’édifice, le 18 juin 1962.

La restauration du portail et de l'ensemble des soubassements a débuté courant 2017. La Fondation du Patrimoine  a recueilli les dons faits par les particuliers, commerçants ou entreprises pour aider à cette restauration.

Le porche a été également restauré, la statue de St-Jacques a été déposée, une copie réalisée et installée au-dessus du portail fin 2017, l'original devrait être scellé dans l'église après restauration.

L'examen des registres paroissiaux de 1691 à 1776 nous a fait découvrir que plus de 80 personnes avaient été inhumées un peu partout dans l'église, mais la découverte la plus importante fut celle de la pierre tombale des Seigneurs d'Orgeval, les Jarente, à la croisée du transept, devant l'emmarchement de l'autel, lors des travaux de 1998.

 

STATUES, TABLEAUX et MOBILIER

Dans la chapelle de la Vierge, nous voyons une jolie Vierge en bois polychrome, coiffée d'un voile et portant son fils. Cette Vierge à l'enfant du XVIe siècle proviendrait de l'abbaye d'Abbecourt. Elle a été classée par les Monuments Historiques le 20 février 1915.

La chaire à prêcher a été réalisée en 1845 par un menuisier d'Orgeval, Etienne Désiré Hue. Le confessionnal a été construit en 1849 par le même menuisier. Les onzes stalles en chêne, d'époque Louis XIV, ont été classées par les Monuments Historiques le 31 juillet 1970. Elles proviendraient aussi de l'abbaye d'Abbecourt. Le Chemin de Croix est signé Cabanes et porte la date de 1898.

En 2020, le tableau Le Reniement de Saint-Pierre a été restauré par Laure Seigneur et sa stagiaire Marie Béatrice Collognat, grâce à la municipalité d'Orgeval qui a pris en charge tous les frais. Ce tableau magnifique, de très grandes dimensions : 2 m, 18 x 2 m, 18, est enfin accroché dans l'église depuis le 23 juin 2020, face à l'autel Ste-Geneviève. Ce tableau avait été offert à la paroisse en 1838 par M. Moureau, notable d'Orgeval (il en était le percepteur).

En 1851, lorsque le baron Guilhermy, adjoint de Mérimée, est venu visiter l'église d'Orgeval, il a écrit dans son rapport que, côté sud dans l'église, il y avait un banc d'oeuvre majestueux orné de 4 colonnes en bois sculptées et surmontées d'un ange. Le fond du banc d'oeuvre est orné d'un grand tableau de St-Pierre. Ce banc d'oeuvre n'existe plus, il a été démonté certainement après 1905, les colonnes en bois ornent maintenant l'autel de Ste-Genviève et le tableau a été installé au-dessus du portail d'entrée de l'église où il est resté jusqu'en 1998, année où ont eu lieu des gros travaux de restauration à l'intérieur de l'église.

Le tableau avait été transféré à ce moment là dans la maison Dumesnil rue de la Chapelle, et la toile avait subi de gros dommages pendant son transport.

 (Voir Bulletins Histoire d'Orgeval n° 1 - 4 - 5 - 8 -14 et 26).                      

 

 

 V - Chapelle Saint-Jean

Il est probable que la chapelle Saint-Jean fût, au XIe - XIIe siècle, la chapelle seigneuriale dépendant du château de Tressancourt, mais aucun document précis ne permet d'affirmer son origine.

C'est un petit édifice roman de forme oblongue, terminé en carré, composé d’un vaisseau unique, très simple, appuyé de contreforts et percé de fenêtres en ogive. Le toit est sans division, surmonté d’un petit campanile moderne. Le portail est de forme ogivale, XIIe siècle, à l’archivolte deux tores ronds reposent sur des impostes, tympan lisse.

Les Archives départementales des Yvelines détiennent, dans les cartons d’Abbecourt, un testament du Chevalier Mathieu de Cloëncourt daté de 1273 qui cite nommément la Chapelle Saint-Jean pour y faire un legs.


Pendant la période révolutionnaire, les biens ecclésiastiques ont été vendus comme « biens de première origine » en vertu du Décret du 2 novembre 1789 qui mettait les biens de l’église « à la disposition de la Nation ». La chapelle fut vendue aux enchères, le 22 janvier 1799, au profit de Gabriel Iréné Helloin. Après le Concordat de 1802, la famille Helloin permet que le culte puisse y être de nouveau célébré. En 1835, apprenant que les héritiers Helloin mettaient la chapelle en vente, la municipalité d’Orgeval organise une quête publique pour son rachat, réalisé en 1836. Une messe y est célébrée chaque année pour la fête patronale de la Saint-Jean.

De nombreux travaux de restauration ont été réalisés depuis 1850, les derniers datent de 1987-1988 et se sont terminés en février 1989 lorsque le coq a été réinstallé au sommet du campanile.

 

(Voir Bulletin Histoire d'Orgeval n° 13 - 2008. La chapelle Saint Jean).

 

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                                                                  04 chapelle st jean vers 1980

 

 

 

 VI - Abbaye Notre-Dame d'Abbecourt

 

1 - Fondation de l’abbaye

Il est probable que le nom d’Abbecourt vient de la déformation d’Heubecour, nom des seigneurs du même domaine au Xe siècle. Vers 1150, le Chevalier Albéric d’Heubecour, seigneur du lieu, fait construire sur ses terres une chapelle dédiée à Saint-Siméon. Il dote cette chapelle et la donne avant sa mort, avec ses revenus, au prieuré des Hautes-Bruyères près de Chevreuse.

En 1180, un important différend s’élève entre la supérieure du couvent des Hautes-Bruyères et Guimbert, abbé de Coulombs (Eure et Loir) dont dépend la paroisse d’Orgeval. Ce dernier revendique la chapelle et ses revenus en raison du « droit paroissial de l’Eglise d’Orgeval qui était sous sa juridiction ».

Gasce V de Poissy, seigneur de Maisons-sur-Seine est choisi comme arbitre. Il attribue la chapelle aux chanoines prémontrés de Marcheroux, (Beaumont-les-Nonains près de Beauvais dans l’Oise), pour y établir une abbaye. Les chanoines construisent alors, près de la chapelle Saint-Siméon, « tout ce qui était nécessaire » pour y installer douze des leurs avec un abbé.

C’est ainsi qu’est fondée, vers 1180, l’abbaye d’Abbecourt, ordre de Prémontré, aux frais de Gasce V de Poissy qui la dote richement. L’église est consacrée en 1191 par l’évêque de Chartres, Renaud de Bar qui revenait de croisade.

Les donations à l’abbaye d’Abbecourt ne cessent pas : nous trouvons ainsi des dons de Saint-Louis en 1244, Mathieu de Cloëncourt,  seigneur d’Abbecourt en 1266, la Reine de Navarre en 1345, puis Charles V, François 1er, Henri II…

La Guerre de Cent ans ruine l’abbaye : en 1340 Abbecourt est complètement ravagée par la guerre. Entre 1420 et 1437, avec l’arrivée des anglais, elle est pillée de fond en comble, les bâtiments saccagés. L’abbaye est pratiquement détruite et les sépultures des seigneurs de Poissy et autres, dans l’abbatiale, sont anéanties. L’abbaye est désertée jusque vers 1450.

C’est François 1er, en 1531, qui permet à l’abbaye de rentrer en possession de tous ses biens aliénés.

 

 

 

 

0 abbecourt photo vers 1900     01 ruines d abbecourt dessin ed bories 1901    

 

02 piliers et mur abbecourt vers 1900 1910     03 pilier et mur abbecourt carte postale vers 1910 1920

Ruines vers 1900

 

00 plan abbecourt ady 46 h 13 extrait

                              Extrait du plan du XVIIIe siècle.   ADY 46 H 13.

 

 

                                                                                           07 mur abbecourt 2009          04 mur eglise interieur abbecourt 2007

 

 

 

 

 

                                    Ruines en 2007

 

 

 

09 mur abbecourt exterieur 2009               08 defrichement mur d abbecourt exterieur 2009

 

 

 

 

 

05 defrichement mur abbecourt interieur 2009               06 mur abbecourt interieur 2009

 

 

 

 

 

                                   Défrichement du mur en 2009.

 

 

 

2 - La Fontaine minérale

  • De l'autre coté de la route, face aux ruines du mur, une source fut découverte  en 1708 par le Sieur Ferragus, médecin de l’abbaye de Poissy. Il en fit part en 1709 au Sieur Gouttard, médecin du Roi à Saint-Germain-en-Laye. Tous deux feront l’analyse des eaux et communiqueront le résultat de leurs recherches à M. Fagon, premier médecin de Louis XIV. Celui-ci, convaincu de leur efficacité, les ordonnera lui-même à différentes personnes de la Cour, et obtint un heureux succès. M. Gouttard ajoute que : « la réputation de ces eaux s’est tellement augmentée par le nombre des cures singulières qu’elles ont opérées qu’il n’y a point d’années où il n’ait été sollicité d’en donner un traité au public ».

 

  • C’est ainsi qu’il a écrit : Traité des eaux minérales d’Abbecourt, édité chez Laurent d’Houry à Paris en 1718. Nous avons réédité cet ouvrage en fac-simile en 2007, disponible auprès de notre association. (Voir la rubrique Publications).

 

Ces eaux guérissent :

  1. « Les maux de tête, les vertiges, les chaleurs d’entrailles, les vapeurs des deux sexes, l’asthme sec, les palpitations de cœur, l’affection hypocondriaque et le scorbut… »
  2. « Les vomissements, les maux et faiblesse d’estomac, fièvres, jaunisse, squirres naissants (cancers), rhumatismes… »
  3. « arrêtent les dévoiements, guérissent les dysenteries et coliques… »
  4. « elles conviennent aux coliques néphrétiques ou des reins, à l’expulsion des calculs, graviers ou matières glaireuses… »

 

Photo

 

Pierre d’écoulement, trouvée au fond du bassin de la fontaine minérale, lors d’une fouille dans les années 1990. On aperçoit la trace laissée par l’eau très ferrugineuse de cette source. Il fallait descendre treize marches pour y accéder. En 1713, Louis XIV fit construire un petit bâtiment pour abriter les curistes.

 

 

                                                                       3 - Fontaines couvertes

                        La construction des fontaines couvertes remonte au Moyen-âge.

                       Elles alimentaient l’abbaye par des conduites souterraines.

 

 01 1re des 2 fontaines couvertes    02 vue d ensemble des 2 fontaines couvertes     Fontaines couvertes

 

 

 

                                                      4 -  Reconstitution de l’abbaye en images de synthèse 3D

               

L’association Histoire d’Orgeval a confié à la société Aristeas, au début de l’année 2014, le projet de reconstitution 3D de l’abbaye d’Abbecourt. Aristeas est une agence de création multimédia fondée en 2005 par Hubert Naudeix et spécialisée dans la modélisation 3D de l’architecture et du patrimoine, 6 rue de la Roquette à Arles - 13200, entreprise recommandée par les Archives départementales des Yvelines

Parmi les documents accessibles aux Archives départementales des Yvelines, et retrouvés par Histoire d’Orgeval, Aristeas a sélectionné ceux qui pouvaient apporter des informations concernant les dispositions de l’abbaye : architecture des lieux, distribution ou aménagement intérieur et extérieur. Ont été écartés ceux portant sur des sujets connexes tels que les fiches de paiement des ouvriers…

Les mémoires d’architectes et procès-verbaux retranscrits rassemblent l’essentiel des données requises. Cependant, la difficulté d’interprétation et les lacunes bien réelles de certains états descriptifs ont engagé Aristeas à formuler de nombreuses hypothèses.

Parmi ces documents, ont donc été retenus :

  • L’état (inachevé) des ouvrages faits par Godard en 1742 : ce document renseigne essentiellement sur l’église et l’aile du cloître.
  • L’état initial du bâtiment, des constructions et le devis rapportés par Daviler la même année, ainsi que le procès-verbal rédigé par Declérambourg le 3 octobre 1743, concernant les travaux effectués.
  • Le rapport établi par l’expert Pierre-Hypolite Le Moine en 1790, offrant une description relativement complète du complexe monastique. Il nous informe notemment de l’état de la distribution intérieure.

Par ailleurs, certaines informations parcellaires contenues dans les différents devis établis par les ouvriers, charpentier, couvreur, vitrier… ont été analysées. S’agissant pour la plupart du temps de réparations ou d’interventions ponctuelles, elles ont cependant été exploitées avec précaution. Ont donc été également retenus :

  • Les ouvrages de croisées, datés de 1744.
  • Le relevé général des ouvrages de maçonnerie, charpenterie, couverture et autres, et pour l’un des côtés du cloître.
  • L’ouvrage de vitrerie et de peinture, effectué par Gobert.
  • Le mémoire des ouvrages de carreaux noirs et blancs, daté 1749.

 

Sources : ADY 46 H 14 et 1 Q 139 n° 245.

Voir dans nos publications : Les grandes heures de l'Abbaye royale Notre-Dame d'Abbecourt

Jeannine Hubert,  Maury Imprimeur en 2018.


 

 

01 vue d ensemble parc potager et batiments                                                   03 superposition du mur restant sur la reconstitution 3d

   Plan général de l'abbaye                                                Image ou l'on voit ce qu'il reste réellement de l'abbaye                     

 

                                                                                               

  04 superposition plan abbaye sur vue aerienne du site                                         Texture 029 

  Plan de l'abbaye superposé                                       Ensemble des bâtiments reconstitués en 3 D par Aristeas

sur une photo aérienne du site                                       

 

 

Quelques exemples de l'étude réalisée par Aristeas.

 

 

                                                                                5 - Ordre de Prémontré

Né de la réforme grégorienne, l’Ordre de Prémontré, fondé par Saint-Norbert, avait choisi la règle de Saint-Augustin. Il s’agit en fait de religieux fidèles à la règle communautaire et à la solennité liturgique tout en étant engagés dans le monde de la prédication.

 

« L’Ordre de Prémontré, né en 1121 dans la forêt de Prémontré à proximité de Laon et de Soissons, connaît un essor extraordinaire aux XIIe et XIIIe siècles et se répand dans toute l’Europe jusqu’à Chypre et jusqu’au nord de la Russie… Dès le XIVe siècle, l’Ordre subit un fléchissement, dont les causes proviennent de la guerre de Cent Ans, du schisme d’Occident, de la peste noire… Sur les quelques 800 maisons que Prémontré comptait dans l’Europe médiévale, c’est à peine s’il en reste 200 au début du XVIIe siècle… » (Extrait de L’Ordre de Prémontré au XVIIIe siècle, Dominique-Marie Dauzet et Martine Plouvier, Peter Lang SA, Editions scientifiques internationales, Berne 2011).

 

 

                                                                     6 - Armoiries d’Abbecourt

 

                                                Amoiries abbecourt et logo h o 1

      « D’Or à l’Aigle le vol abaissé de Sable »

 

     Ces armoiries seraient celles de l’abbé d’Abbecourt

     Jean VII Enguerrand mort le 26 octobre 1480.

     Elles devinrent officiellement en 1699 celles des abbés d’Abbecourt.

     C’est ce blason que notre association a adopté pour Histoire d’Orgeval.

 

 

                      

 VII - Mairie

 

                                  458 mairie      455 mairie

L’ancienne mairie se situait derrière l’église, en bordure de la rue du Dr Maurer, face à l'actuel café-restaurant Les Cépages et à l’agence du Crédit Agricole. Elle fut démolie après l’installation en 1972 de la nouvelle Mairie dans la Villa Chartier, propriété achetée par la municipalité en 1971.

 

                  

                                  299 chartier      207 villa chartier

Cette villa fut construite en 1905 par Frédéric Chartier, maire d’Orgeval de 1892 à 1925, sur les plans de M. Buffet, architecte d’Hardricourt. Frédéric Chartier et son frère Louis Isidore créèrent les célèbres Bouillons Chartier à Paris. Le premier fut ouvert en 1896 rue du Faubourg Montmartre. Il existe toujours. Avant la Première guerre mondiale, il y en avait une vingtaine dans Paris...

 

Mairie orgeval

La villa Chartier, nouvelle mairie depuis 1972.

 

 

 

 VIII - Les Ecoles

 

1 - Ecole des garçons

Les seules traces que nous ayons à Orgeval débutent après la Révolution. En 1790, une demoiselle Guérard instruisait les petites filles . Par ailleurs, le vicaire Avelot, en 1793, était vu charrier du bois depuis Abbecourt pour chauffer l’école dans laquelle il enseignait des enfants , les garçons probablement.

 

Abritée initialement dans un petit bâtiment accolé à la sacristie de l’église, l’école fut transférée au 2 rue de la Chapelle, dans la maison Pigis, à une date inconnue. Elle accueillait alors garçons et filles. L’instituteur établira son logement dans le petit bâtiment collé à l’église.

 

En 1845, le Conseil municipal se préoccupe de la construction d’un bâtiment qui pourrait recevoir l’école des garçons, la mairie, et la pompe à incendie. Ce ne sera qu’en 1850, grâce à une subvention accordée par le Ministère de l’Instruction publique, que la construction sera achevée.

 

Dans les années 1954 - 1955, construction d’un nouveau groupe scolaire, l’école Pasteur.

 

  01 ancienne ecole des garcons            05 ecole pasteur 1963 vue aer

                                    Ancienne école des garçons, derrière l'église          Nouveau groupe scolaire Pasteur

 

En 1850, lorsque les garçons quittent la maison Pigis pour leur nouvelle école, c’était surtout pour des raisons d’insalubrité. Et voilà qu’en 1854 on y installe les filles ! C’était bien pour elles ! Malgré tout, quelques menus travaux ont été effectués mais l’insécurité et l’insalubrité sont demeurées.

 

2 - Ecole Maternelle et école des filles

 

L’école est construite la même année, grâce à la générosité de propriétaires aisés de la commune, sur un terrain situé dans notre actuelle du Docteur Maurer. Ces propriétaires exigent que les institutrices soient des religieuses. Les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul en prennent la direction en novembre 1856. (Voir Bulletin Histoire d'Orgeval N° 15).

 

      01 ancienne ecole maternelle 1      02 ecole filles 1917

 Ecole Maternelle

 

                                                                                                                              03 ancienne ecole filles 1

Ecole des filles, remplacée de nos jours par la Résidence des Cèdres.

                                                                                          

 

3 - L’école Jeanne d’Arc

 

Les travaux ont donc commencé début 1884, tout d’abord par la construction d’un grand bâtiment où se trouvent de nos jours le presbytère, la maison d’habitation de la directrice, et une partie du bâtiment principal de l’école.

 

Le 8 octobre de la même année, Monseigneur Goux, Evêque de Versailles, se rend à Orgeval  pour bénir les nouveaux locaux. (Voir Bulletin Histoire d'Orgeval n° 15).

 

         03 ecole jeanne d arc                      Jeanne d arc edmond bories

                                                Ecole Ste Jeanne d'Arc, rue de la Chapelle.          Tableau d'Edmond Bories, vers 1900

 

 

 

 IX - Les Moulins

 

          1 - Ancien moulin de Colombet

 

Au XIIIe siècle ce moulin s’appelait le Moulin de Colombel, et appartenait aux chanoines de l’abbaye d’Abbecourt. Au cours du temps, le nom a été déformé et est devenu Colombet. Au XVIIIe siècle, ce moulin devient propriété des seigneurs d’Orgeval jusqu’à la Révolution où il sera vendu.

 

Ancien moulin de colombet

 

 

2 - Le moulin des Bouillons

L’ancien moulin à eau des Bouillons appartenait aux chanoines Prémontrés de l’abbaye d’Abbecourt depuis le XVe siècle. Les chanoines le louaient à des meuniers. Lors de la   Révolution,  le moulin est vendu en 1792, comme tous les biens appartenant à des ecclésiastiques.

 

En 1923, Frédéric Chartier, maire d’Orgeval, achète le moulin et le transforme en hôtel-restaurant réputé, connu aujourd’hui sous le nom de Moulin d’Orgeval.

 

Il fut le créateur, avec son frère Louis Isidore, des « Bouillons Chartier » à Paris, le premier fondé en 1896. La chance était avec eux, ils ouvrirent d’autres restaurants dans Paris - on en comptait une vingtaine avant la Première Guerre mondiale - et devinrent célèbres. Les Bouillons Chartier étaient fréquentés par le Tout-Paris : artistes, midinettes, employés, vedettes de la chanson, du cinéma ou tu théâtre, tous venaient pour y déguster entre autre le fameux bouillon de pot-au-feu.

 

L’esprit Chartier était : des prestations de qualité accessibles à toutes les bourses, dans un décor Art Nouveau dont des tables en marbre et fonte, et surtout les fameux « tiroirs à serviettes ».

 

(Voir Bulletin Histoire d'Orgeval n° 5 - 2000. Frédéric Chartier, ancien maire).

 

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                                                                                                                 Moulin orgeval

 

 

 X - La Bruneterie

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Madame Sainton, personne fortunée, devenue veuve et ayant perdu ses deux fils, décide la transformation d’un bâtiment à usage agricole très ancien en un château permettant de recevoir plus confortablement ses nombreux proches et amis.

Madame Sainton, née Grüter, était la dernière descendante d’un fidèle compagnon du roi Jacques II Stuart d’Angleterre, dont la conversion au catholicisme, et son alliance avec Louis XIV lui valurent de devoir s’exiler à Saint-Germain-en-Laye, où il mourut en 1701.

La date de 1881 figure sur la façade du bâtiment, mais celui-ci, racheté par la municipalité en 1990, est resté à l’abandon et est complètement ruiné. Le bâtiment a été démoli en août 2017.

Une association de sauvegarde s’est créée il y a quelques années, grâce à Georges Barthe : Les Amis de la Brunetterie qui maintenant se consacre à la sauvegarde du parc dessiné par l’architecte paysagiste Edouard André, vous trouverez leurs coordonnées  -courriel et site- à la page des Liens.

(Voir Bulletins Histoire d’Orgeval n° 1 et n° 23).

 

      1 brunetterie vers 1700              2 plan edouard andre               314 brunetterie

                           La Brunetterie vers 1700                Plan de l'architecte Edouard André                   Entrée de la Brunetterie

     247 la brunetterie            249 la brunetterie            307 brunetterie

                     Au premier plan les communs                          Parc de la Bruneterie                                     La maison

                                                                                     Anciennes cartes postales des années 1900-1910

 

 

 XI - Lavoirs et Fontaines

Au XVIIe siècle, une étude a été réalisée par Francini (fontainier du roi) pour le captage des eaux d’Abbecourt aux fins d’alimenter la ville de Saint-Germain-en-Laye. Les eaux devaient rejoindre l’aqueduc de Chambourcy qui allait à Saint-Germain. Cette étude était donc prévue pour relier Orgeval à Chambourcy.

Ce projet n’a jamais été réalisé même partiellement. La Cour et le Gouvernement s’étant installés définitivement à Versailles, c’est la machine de Marly qui alimentera le château, les jardins et plans d’eau de Versailles

Frédéric Chartier, maire d’Orgeval de mai 1892 à mai 1925, fit aménager de nombreux lavoirs. A deux reprises, il fit procéder à l’adduction de l’eau au Moutier, et des pompes furent installées au Haut Orgeval, à Montamets, à l’Orme Gauthier, à la Chapelle, à la Malrue, puis une borne-fontaine à Colombet. C’est à cette époque que furent créés ou aménagés les lavoirs des Pâtures, du Moutier, de l’Orme Gauthier.

(Voir  livre Histoire d’Orgeval par Henri Griset et les Bulletins Histoire d'Orgeval n° 3 et 17).

 

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Lavoir de montamets

 

 

 XII - Les Fermes

 

Il existait de nombreuses fermes à Orgeval dont plusieurs étaient très importantes. En voici quelques unes  :

 

1 - La Ferme des Bergeries

Cette ferme appartenait à l'abbaye d'Abbecourt (toute proche) jusqu'à la Révolution. Elle fut alors vendue et louée.

Les bâtiments de cette ferme ont été rénovés dans les années 2000, mais l'exploitation avait cessée dans années 1970, les terres ayant été vendues par lots. Elle servit un temps de base militaire pour des exercices de tirs avant son rachat par des particuliers. (Voir Bulletin Histoire d'Orgeval n° 12).

 

                                                       Riv 03 ferme des bergeries                           421 ferme bergeries vaches

                                                          420 ferme des bergeries moutons                              Bergerie

                                                                                                             Ferme des Bergeries vers 1900-1910

                                                                                          Ferme des bergeries 005

                                  Les bâtiments en 2000 avant rénovation.

 

 

                                       2 - La Ferme de Montamets

                  470 ferme montamets 1921

                               Ferme de Montamets vers 1900-1910

Cette ferme n’existe plus, les bâtiments ont été détruits en 1981.

 

 

                                        3 - La Ferme de Beauregard

            Ferme de beauregard 1

 

                                                Bâtiment en 2000.

 

 

                                                                                                             4 - La Ferme des Flambertins

                       Ferme des flambertins

                                                                                        Cette ferme existait déjà avant la Révolution.

                                                                        

 

                                                                                                            5 - La Ferme de la Butte

                                                                               Ferme de la butte 001

                                                                                                             Bâtiment en 2000.

                                                                                  De nos jours le bâtiment n’existe plus.

 

 

                                        6 - La Ferme de la Folie

Croix de la folie

La ferme de la Folie appartenait aux Ursulines de Poissy, jusqu'à la Révolution. Elle fut alors vendue aux enchères. Cette croix indique l'emplacement de cette ancienne ferme dont les bâtiments ont été détruits vers 1875. (Voir Bulletin Les Fermes du Pincerais).

 

 

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 XIII - Les Grandes Propriétés

  • Vous pouvez retrouver l'intégralité des cartes postales anciennes présentées ici, dans notre livre Orgeval, Images d'un autre temps.      (Voir notre rubrique Publications).