Histoire locale – Orgeval

 I - Origine du nom

Diverses étymologies ont été avancées pour ce nom d’Orgeval, écrit de différentes manières : Orgivallis, Ourgeval (en 1370), Ordea Vallis fin XVe, Aurea Vallis, en celtique Orc Val, c’est-à-dire l’origine de la vallée et, toujours dans cette même langue, le Val d’Otgari, soit la vallée d’Otgari.                                            

(Voir livre Orgeval par monts et par vaux,  par Marc Wyseur, rubrique Publications).

 

 II - Archéologie

Différents sites néolithiques ont été repérés sur Orgeval. Bien que peu abondants, des outils et éclats ont été récoltés, caractéristiques de la période campignienne.

(Voir  Bulletin Histoire d'Orgeval n° 1).

 III - Eglise Saint-Pierre & Saint-Paul

La dédicace de l’église d’Orgeval est Saint-Pierre, et depuis un temps immémorial, elle est devenue Saint-Pierre et Saint-Paul.

Aucun document ne nous donne une date précise de l’érection en paroisse d’Orgeval. Le roi Robert II, décédé en 1031, fonde un établissement pour des religieux à Saint-Germain-en-Laye. Son fils, Henri Ier, donne cette maison à l’évêque de Paris, Imbert de Vergy, avec des bénéfices non négligeables dont l’autel d’Orgeval en Pincerais. Plus tard, Imbert de Vergy donnera cette maison à l’abbaye de Coulombs, près de Nogent-le-Roi (28).

Les rois suivants, Philippe Ier, Louis VI, Louis VII, confirmeront les possessions de l’abbaye de Coulombs, mais Orgeval n’apparaît plus sur les chartes. Orgeval serait donc resté sous la dépendance de cette maison de St-Germain devenue Prieuré de Coulombs. D’ailleurs, le Prieuré touchera une partie de la dîme jusqu’à la Révolution, et la cure resta à la présentation de l’abbaye de Coulombs.

Il faut enfin mettre un terme au fait que ce serait Agnès de Montfort, épouse de Galéran II, Comte de Meulan, qui aurait fait construire le clocher en 1152, à la suite de son vœu de reconstruction de 17 églises, si son mari revenait sain et sauf de Croisade. Orgeval n’a jamais fait partie du Comté de Meulan !

Nous devons donc nous tourner vers les seigneurs successifs d’Orgeval et les gros décimateurs, qui seuls, auraient pu financer de tels travaux ainsi que la reconstruction et l’agrandissement de tout l’édifice.

Le clocher en pierre, sculpté d’imbrications, fut édifié au XIIe siècle, vers 1150-1152. D’une hauteur de 37 mètres, c’est l’un des plus beaux de la région, il est classé Monument Historique depuis le 12 juillet 1886, le portail a été inscrit à l’inventaire supplémentaire le 19 juillet 1926, le reste de l’édifice, le 18 juin 1962. Sa restauration vient enfin d'être achevée fin 2016.

La restauration du portail et de l'ensemble des soubassements devrait débuter courant 2017. La Fondation du Patrimoine recueille les dons que les particuliers, commerçants ou entreprises pourraient faire pour aider à cette restauration. Les chèques sont à libeller au nom de FONDATION DU PATRIMOINE - Saint-Pierre Saint-Paul Orgeval. Le reçu fiscal sera établi et adressé exclusivement au nom et adresse indiqués sur le chèque. Vous pouvez également faire ce don en ligne  sécurisé sur www.fondation-patrimoine.org/44346

 (Voir Bulletins Histoire d'Orgeval n° 1 - 4 - 5 - 8 et 14).                      

 

 

 IV - Chapelle Saint-Jean

Il est probable que la chapelle Saint-Jean fût à l’origine la chapelle seigneuriale dépendant du château de Tressancourt, mais faute de documents précis, nous ne pouvons affirmer son origine.La chapelle Saint-Jean est un petit édifice roman de forme oblongue, terminé en carré, composé d’un vaisseau unique, très simple, appuyé de contreforts et percé de fenêtres en ogive.

Le toit est sans division, surmonté d’un petit campanile moderne. Le portail est de forme ogivale, XIIème siècle, à l’archivolte deux tores ronds reposent sur des impostes, tympan lisse.

(Voir Bulletin Histoire d'Orgeval n° 13).

 

Cliquez  pour voir l'album

 

                                                                  04 chapelle st jean vers 1980

 

 

 

 V - Abbaye Notre-Dame d'Abbecourt

 

1 - Fondation de l’abbaye

  •  Vers 1150 Alberic d’Heubecourt fit construire sur ses terres d’Abbecourt la Ville, une chapelle dédiée à Saint-Siméon, la dota et la donna au Prieuré des Hautes Bruyères près de Chevreuse.  Mais un différend s’éleva à propos de ces biens vers 1180 entre la supérieure du couvent des Hautes Bruyères et l’abbé de Coulombs dont dépendait la paroisse d’Orgeval.
  • La première soutenait que cette chapelle St-Siméon et ses revenus lui avaient été donnés ; l’abbé de Coulombs de son côté les revendiquait en raison du « droit paroissial de l’église d’Orgeval qui était sous sa juridiction ».
  • Gasce V de Poissy arbitra et décida que l’abbaye des Hautes Bruyères conserverait la chapelle et la dîme des 10 arpents de terre mais rendrait aux moines de Coulombs la dîme de tout ce qu’elle possédait ou pourrait acquérir dans la suite sur le territoire d’Orgeval. La transaction fut signée en 1180 par Gasce V de Poissy, Alberic d’Heubecourt, Gautier de Basement… Mais peu après, l’abbé de Coulombs reprit la chapelle. Gasce V intervint et obtint que l’abbé de Coulombs la cédât aux Chanoines de Marcheroux pour y établir une abbaye. Marcheroux était une importante filiale des Moines de Prémontré sur la commune de Beaumont les Nonnains près de Beauvais (Oise).
  • Les bâtiments furent commencés aussitôt aux frais de Gasce de Poissy et la nouvelle abbaye prit le nom d’Abbaye d’Abbecourt. L’acte de fondation porte la date de 1180. (Voir Bulletins Histoire d'Orgeval N° 1 et 19).

 

0 abbecourt photo vers 1900     01 ruines d abbecourt dessin ed bories 1901    

 

02 piliers et mur abbecourt vers 1900 1910     03 pilier et mur abbecourt carte postale vers 1910 1920

Ruines vers 1900

 

00 plan abbecourt ady 46 h 13 extrait

                              Extrait du plan du XVIIIe siècle.   ADY 46 H 13.

 

 

                                                                                           07 mur abbecourt 2009          04 mur eglise interieur abbecourt 2007

 

 

 

 

 

                                    Ruines en 2007

 

 

 

09 mur abbecourt exterieur 2009               08 defrichement mur d abbecourt exterieur 2009

 

 

 

 

 

05 defrichement mur abbecourt interieur 2009               06 mur abbecourt interieur 2009

 

 

 

 

 

                                   Défrichement du mur en 2009.

 

 

 

2 - La Fontaine minérale

  • La découverte de la source eut lieu en 1708 par le Sieur Ferragus, médecin de l’abbaye de Poissy. Il en fit part en 1709 au Sieur Gouttard, médecin du Roi à Saint-Germain-en-Laye. Tous deux feront l’analyse des eaux et communiqueront le résultat de leurs recherches à M. Fagon, premier médecin de Louis XIV. Celui-ci, convaincu de leur efficacité, les ordonnera lui-même à différentes personnes de la Cour, et obtint un heureux succès. M. Gouttard ajoute que : « la réputation de ces eaux s’est tellement augmentée par le nombre des cures singulières qu’elles ont opérées qu’il n’y a point d’années où il n’ait été sollicité d’en donner un traité au public ».
  • C’est ainsi qu’il a écrit : Traité des eaux minérales d’Abbecourt, édité chez Laurent d’Houry à Paris en 1718. Nous avons réédité cet ouvrage en fac-simile en 2007, disponible auprès de notre association. (Voir la rubrique Publications).

Ces eaux guérissent :

  1. « Les maux de tête, les vertiges, les chaleurs d’entrailles, les vapeurs des deux sexes, l’asthme sec, les palpitations de cœur, l’affection hypocondriaque et le scorbut… »
  2. « Les vomissements, les maux et faiblesse d’estomac, fièvres, jaunisse, squirres naissants (cancers), rhumatismes… »
  3. « arrêtent les dévoiements, guérissent les dysenteries et coliques… »
  4. « elles conviennent aux coliques néphrétiques ou des reins, à l’expulsion des calculs, graviers ou matières glaireuses… »
  5.  

Photo

 

Pierre d’écoulement, trouvée au fond du bassin de la fontaine minérale, lors d’une fouille dans les années 1990. On aperçoit la trace laissée par l’eau très ferrugineuse de cette source. Il fallait descendre treize marches pour y accéder. Louis XIV fit construire un petit bâtiment pour abriter les curistes.

 

 

                                                                       3 - Fontaines couvertes

                  La construction des fontaines couvertes remonte au Moyen-âge.

                 Elles alimentaient l’abbaye par des conduites souterraines.

 

                             01 1re des 2 fontaines couvertes    02 vue d ensemble des 2 fontaines couvertes     Fontaines couvertes

 

 

 

                                                      4 - Projet de reconstitution de l’abbaye en images de synthèse 3D

                   Voir le détail dans la rubrique Actualités.

 

01 vue d ensemble parc potager et batiments     03 superposition du mur restant sur la reconstitution 3d     04 superposition plan abbaye sur vue aerienne du site

 

    

                                                                                                                                                             Texture 029 

Quelques exemples de l'étude en cours.

 

 

                                                                                5 - Ordre de Prémontré

Né de la réforme grégorienne, l’Ordre de Prémontré, fondé par Saint-Norbert, avait choisi la règle de Saint-Augustin. Il s’agit en fait de religieux fidèles à la règle communautaire et à la solennité liturgique tout en étant engagés dans le monde de la prédication.

« L’Ordre de Prémontré, né en 1121 dans la forêt de Prémontré à proximité de Laon et de Soissons, connaît un essor extraordinaire aux XIIe et XIIIe siècles et se répand dans toute l’Europe jusqu’à Chypre et jusqu’au nord de la Russie… Dès le XIVe siècle, l’Ordre subit un fléchissement, dont les causes proviennent de la guerre de Cent Ans, du schisme d’Occident, de la peste noire… Sur les quelques 800 maisons que Prémontré comptait dans l’Europe médiévale, c’est à peine s’il en reste 200 au début du XVIIe siècle…» (Extrait de L’Ordre de Prémontré au XVIIIe siècle, Dominique-Marie Dauzet et Martine Plouvier, Peter Lang SA, Editions scientifiques internationales, Berne 2011).

 

 

                                                                     6 - Armoiries d’Abbecourt

                                                Amoiries abbecourt et logo h o 1

      « D’Or à l’Aigle le vol abaissé de Sable »

 

     Ces armoiries seraient celles de l’abbé d’Abbecourt

     Jean VII Enguerrand mort le 26 octobre 1480.

     Elles devinrent officiellement en 1699 celles des abbés d’Abbecourt.

     C’est ce blason que notre association a adopté pour Histoire d’Orgeval.

 

 

                      

 VI - Mairie

 

                                  458 mairie      455 mairie

L’ancienne mairie se situait derrière l’église, en bordure de la rue du Dr Maurer, face actuellement au café-restaurant Les Cépages et à l’agence du Crédit Agricole. Elle fut démolie après l’installation en 1972 de la nouvelle Mairie dans la Villa Chartier, propriété achetée par la municipalité en 1971.

 

                  

                                  299 chartier      207 villa chartier

Cette villa fut construite en 1905 par Frédéric Chartier, maire d’Orgeval de 1892 à 1925, sur les plans de M. Buffet, architecte d’Hardricourt. Frédéric Chartier et son frère Louis Isidore créèrent les célèbres Bouillons Chartier à Paris. Le premier fut ouvert en 1896 rue du Faubourg Montmartre. Il existe toujours. Avant la Première guerre mondiale, il y en avait une vingtaine dans Paris...

 

Mairie orgeval

La villa Chartier, nouvelle mairie depuis 1972.

 

 

 

 VII - Les Ecoles

 

1 - Ecole des garçons

Les seules traces que nous ayons à Orgeval débutent après la Révolution. En 1790, une demoiselle Guérard instruisait les petites filles . Par ailleurs, le vicaire Avelot, en 1793, était vu charrier du bois depuis Abbecourt pour chauffer l’école dans laquelle il enseignait des enfants , les garçons probablement.

Abritée initialement dans un petit bâtiment accolé à la sacristie de l’église, l’école fut transférée au 2 rue de la Chapelle, dans la maison Pigis, à une date inconnue. Elle accueillait alors garçons et filles. L’instituteur établira son logement dans le petit bâtiment collé à l’église.

En 1845, le Conseil municipal se préoccupe de la construction d’un bâtiment qui pourrait recevoir l’école des garçons, la mairie, et la pompe à incendie. Ce ne sera qu’en 1850, grâce à une subvention accordée par le Ministère de l’Instruction publique, que la construction sera achevée.

Dans les années 1954 - 1955, construction d’un nouveau groupe scolaire, l’école Pasteur.

                                                                            01 ancienne ecole des garcons            05 ecole pasteur 1963 vue aer

                                                          Ancienne école des garçons, derrière l'église        Nouveau groupe scolaire Pasteur

 

En 1850, lorsque les garçons quittent la maison Pigis pour leur nouvelle école, c’était surtout pour des raisons d’insalubrité. Et voilà qu’en 1854 on y installe les filles ! C’était bien pour elles ! Malgré tout, quelques menus travaux ont été effectués mais l’insécurité et l’insalubrité sont demeurées.

 

2 - Ecole Maternelle et école des filles

L’école est construite la même année, grâce à la générosité de propriétaires aisés de la commune, sur un terrain situé dans notre actuelle du Docteur Maurer. Ces propriétaires exigent que les institutrices soient des religieuses. Les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul en prennent la direction en novembre 1856. (Voir Bulletin Histoire d'Orgeval N° 15).

      01 ancienne ecole maternelle 1      02 ecole filles 1917

 Ecole Maternelle

 

                                                                                                                              03 ancienne ecole filles 1

Ecole des filles, remplacée de nos jours par la Résidence des Cèdres.

                                                                                          

 

3 - L’école Jeanne d’Arc

Les travaux ont donc commencé début 1884, tout d’abord par la construction d’un grand bâtiment où se trouvent de nos jours le presbytère, la maison d’habitation de la directrice, et une partie du bâtiment principal de l’école.

Le 8 octobre de la même année, Monseigneur Goux, Evêque de Versailles, se rend à Orgeval  pour bénir les nouveaux locaux. (Voir Bulletin Histoire d'Orgeval n° 15).

         03 ecole jeanne d arc                      Jeanne d arc edmond bories

                                                Ecole Ste Jeanne d'Arc, rue de la Chapelle.          Tableau d'Edmond Bories, vers 1900

 

 

 

 VIII - Les Moulins

 

          1 - Ancien moulin de Colombet

Au XIIIe siècle ce moulin s’appelait le Moulin de Colombel, et appartenait aux moines de l’abbaye d’Abbecourt. Au cours du temps, le nom a été déformé et est devenu Colombet. Au XVIIIe siècle, ce moulin devient propriété des seigneurs d’Orgeval jusqu’à la Révolution où il sera vendu.

Ancien moulin de colombet

 

 

2 - Le moulin des Bouillons

L’ancien moulin à eau des Bouillons appartenait aux moines Prémontrés de l’abbaye d’Abbecourt depuis le XVe siècle. Les moines le louaient à des meuniers. Lors de la   Révolution,  le moulin est vendu en 1792, comme tous les biens appartenant à des ecclésiastiques.

En 1923, Frédéric Chartier, maire d’Orgeval, achète le moulin et le transforme en hôtel-restaurant réputé, connu aujourd’hui sous le nom de Moulin d’Orgeval.

Il fut le créateur, avec son frère Louis Isidore, des « Bouillons Chartier » à Paris, le premier fondé en 1896. La chance était avec eux, ils ouvrirent d’autres restaurants dans Paris - on en comptait une vingtaine avant la Première Guerre mondiale - et devinrent célèbres. Les Bouillons Chartier étaient fréquentés par le Tout-Paris : artistes, midinettes, employés, vedettes de la chanson, du cinéma ou tu théâtre, tous venaient pour y déguster entre autre le fameux bouillon de pot-au-feu.

L’esprit Chartier était : des prestations de qualité accessibles à toutes les bourses, dans un décor Art Nouveau dont des tables en marbre et fonte, et surtout les fameux « tiroirs à serviettes ».

(Voir Bulletin Histoire d'Orgeval n° 5).

 

                                  Cliquez ici pour l'album

                                                                                                                 Moulin orgeval

 

 

 IX - La Brunetterie

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Madame Sainton, personne fortunée, devenue veuve et ayant perdu ses deux fils, décide la transformation d’un bâtiment à usage agricole très ancien en un château permettant de recevoir plus confortablement ses nombreux proches et amis.

Madame Sainton, née Grüter, était la dernière descendante d’un fidèle compagnon du roi Jaques II Stuart d’Angleterre, dont la conversion au catholicisme, et son alliance avec Louis XIV lui valurent de devoir s’exiler à Saint-Germain-en-Laye, où il mourut en 1701.

La date de 1881 figure sur la façade du bâtiment, mais celui-ci, racheté par la municipalité il y a près de vingt ans est resté à l’abandon et est complètement ruiné. Une association de sauvegarde s’est créée il y a quelques années, grâce à Georges Barthe : Les Amis de la Brunetterie qui maintenant se consacre à la sauvegarde du parc dessiné par l’architecte paysagiste Edouard André, vous trouverez leurs coordonnées  -courriel et site- à la page des Liens. (Voir Bulletin Histoire d’Orgeval n° 1).

 

      1 brunetterie vers 1700              2 plan edouard andre               314 brunetterie

                           La Brunetterie vers 1700                Plan de l'architecte Edouard André                   Entrée de la Brunetterie

     247 la brunetterie            249 la brunetterie            307 brunetterie

                     Au premier plan les communs                          Parc de la Brunetterie                                     La maison

                                                                                     Anciennes cartes postales des années 1900-1910

 

 

 X - Lavoirs et Fontaines

Au XVIIe siècle, une étude a été réalisée par Francini (fontainier du roi) pour le captage des eaux d’Abbecourt aux fins d’alimenter la ville de Saint-Germain-en-Laye. Les eaux devaient rejoindre l’aqueduc de Chambourcy qui allait à Saint-Germain. Cette étude était donc prévue pour relier Orgeval à Chambourcy.

Ce projet n’a jamais été réalisé même partiellement. La Cour et le Gouvernement s’étant installés définitivement à Versailles, c’est la machine de Marly qui alimentera le château, les jardins et plans d’eau de Versailles

Frédéric Chartier, maire d’Orgeval de mai 1892 à mai 1925, fit aménager de nombreux lavoirs. A deux reprises, il fit procéder à l’adduction de l’eau au Moutier, et des pompes furent installées au Haut Orgeval, à Montamets, à l’Orme Gauthier, à la Chapelle, à la Malrue, puis une borne-fontaine à Colombet. C’est à cette époque que furent créés ou aménagés les lavoirs des Pâtures, du Moutier, de l’Orme Gauthier.

(Voir  livre Histoire d’Orgeval par Henri Griset et les Bulletins Histoire d'Orgeval n° 3 et 17).

 

Cliquez sur la photo pour voir l'album

Lavoir de montamets

 

 

 XI - Les Fermes

 

Il existait de nombreuses fermes à Orgeval dont plusieurs étaient très importantes. En voici quelques unes  :

 

1 - La Ferme des Bergeries

Cette ferme appartenait à l'abbaye d'Abbecourt (toute poche) jusqu'à la Révolution. Elle fut alors vendue et louée.

Les bâtiments de cette ferme ont été rénovés dans les années 2000, mais l'exploitation avait cessée dans années 1970, les terres ayant été vendues par lots. Elle servit un temps de base militaire pour des exercices de tirs avant son rachat par des particuliers. (Voir Bulletin Histoire d'Orgeval n° 12).

 

                                                       Riv 03 ferme des bergeries                           421 ferme bergeries vaches

                                                          420 ferme des bergeries moutons                              Bergerie

                                                                                                             Ferme des Bergeries vers 1900-1910

                                                                                          Ferme des bergeries 005

                                  Les bâtiments en 2000 avant rénovation.

 

 

                                       2 - La Ferme de Montamets

                  470 ferme montamets 1921

                               Ferme de Montamets vers 1900-1910

Cette ferme n’existe plus, les bâtiments ont été détruits en 1981.

 

 

                                        3 - La Ferme de Beauregard

            Ferme de beauregard 1

 

                                                Bâtiment en 2000.

 

 

                                                                                                             4 - La Ferme des Flambertins

                       Ferme des flambertins

                                                                                        Cette ferme existait déjà avant la Révolution.

                                                                        

 

                                                                                                            5 - La Ferme de la Butte

                                                                               Ferme de la butte 001

                                                                                                             Bâtiment en 2000.

                                                                                  De nos jours le bâtiment n’existe plus.

 

 

                                        6 - La Ferme de la Folie

Croix de la folie

La ferme de la Folie appartenait aux Ursulines de Poissy, jusqu'à la Révolution. Elle fut alors vendue aux enchères. Cette croix indique l'emplacement de cette ancienne ferme dont les bâtiments ont été détruits vers 1875. (Voir Bulletin Les Fermes du Pincerais).

 

 

Cliquez ici pour voir toutes les photos

 

 

 

 XII - Les Grandes Propriétés

  • Vous pouvez retrouver l'intégralité des cartes postales anciennes présentées ici, dans notre livre Orgeval, Images d'un autre temps.      (Voir notre rubrique Publications).